The GIMP
The GIMP

Fiche

Infos

The GIMP est un logiciel de retouche et de création d'image bitmap. Il se présente lui-même comme un concurrent libre et gratuit d'Adobe Photoshop.
Il est notamment particulièrement adapté à la création d'illustrations et de logos pour le web ou à la correction de photos numériques.
Ses qualités sont proches de celles des logiciels commerciaux du secteur, mais son interface n'est pas comparable, car atypique.

Petit historique

GIMP est apparu en 1996, dès le départ ses ambitions étaient claires : concurrencer les meilleurs logiciels commerciaux disponibles sous Windows et Mac OS. C'était osé, mais le besoin était bien présent et une communauté s'est rapidement formée autour des deux auteurs originaux (Peter Mattis et Spencer Kimball). Le General Image Manipulation Program devient le GNU Image Manipulation Program lorsqu'il est « labélisé » par le projet GNU.
D'abord développé en utilisant l'antique toolkit Motif, le GIMP se voit rapidement doté de son propre toolkit : GTK pour Gimp ToolKit. Ce qui explique, signalons-le au passage, l'utilisation de GTK, même en dehors d'Unix.

Lors de la sortie de la version 1.0 en 1998, GIMP est déjà un logiciel reconnu. Ses qualités fond envies au-delà du monde Unix et des ports pour Microsoft Windows et Mac Os apparaissent. Ainsi, The GIMP devient le premier logiciel libre à être utilisé par un très large public le reconnaissant en toute conscience pour ses qualités.

La sortie de la version 2 en 2004 n'a pas bouleversé les habitués. Elle a grandement peaufiné les fonctionnalités du programme comme on l'attend à chaque nouvelle version d'un logiciel déjà efficace et mature. Une maturité qui permet à la version 2 de prétendre, encore plus que les précédentes, à une juste place chez les professionnels de l'illustration et de la photo.

Fonctionnalités

A la vue du positionnement de GIMP, on ne pouvait qu'attendre de lui qu'il implémente les calques, les canaux, une palette d'outils complète, un grand nombre des filtres, un historique d'annulation, des scripts d'effet... Inutile de tout citer : seuls des experts habitués de Photoshop pourront prendre Gimp en défaut de fonctionnalité. Toutes ces fonctionnalités sont utilement contrôlables par scripting, non seulement en Scheme, mais aussi en utilisant des langages comme Perl ou Python.

Le format d'image natif de GIMP est le XCF, mais il peut aussi lire et écrire un grand nombre d'autres formats dont ceux de Photoshop et de PaintShopPro.

Gimp et Photoshop

Si ces deux logiciels proposent globalement les mêmes fonctionnalités, l'interface particulière de GIMP rebute souvent les graphistes professionnels, de toute façon plus enclins à faire confiance à l'expérience d'Adobe Photoshop. Expérience avec laquelle vient une cohorte de plug-ins de qualité et d'éditeur tiers. Photoshop bénéficie également de raffinements inconnus à The Gimp comme les effets de calques, les calques de réglage et la gestion des canaux sur 16 bits bien utile pour corriger des images sur ou sous-exposées. De plus, le logiciel d'Adobe gère mieux les images de grande taille et il supporte un nombre bien plus grand de tablettes graphiques. Il faut aussi dire que l'interface du Gimp sous Windows et sous Mac OS ne dispose pas de tout le poli d'Adobe Photoshop.

Tout ceci ne doit pas faire oublier que dans l'immense majorité des cas, la supériorité technique de Photoshop ne sera d'aucune utilité à un amateur, et même, à beaucoup de professionnels. De plus, GIMP s'améliore constamment et nombre de critiques qui lui étaient adressées il y a quelques années ne sont plus valables. Quant à l'interface, c'est avant tout une question de goût.
Il ne faut pas non plus oublier que GIMP est disponible gratuitement sur de multiples plateformes, ce qui est très loin d'être le cas de Photoshop.

GIMP et Windows

Des portages de GIMP sous Windows ont été réalisés. Ils sont très utiles, mais reçoivent régulièrement des critiques qui s'expliquent souvent par la nature même de Gimp : un programme Unix.

  • L'apparence de GIMP sous Windows ne s'intègre pas graphiquement au reste du système, car même sous Windows, il continu d'utiliser GTK+, le toolkit créer pour lui. C'est la même chose sous Unix si on n'utilise pas un gestionnaire de bureau utilisant GTK+, mais les utilisateurs Unix sont familiers de ces changements de look.
  • GIMP oblige à l'installation de GTK+, ce qui est souvent déjà fait sous Unix, mais quasiment jamais sous Windows, et pour cause : les programmes GTK+ pour Windows ne sont pas monnaie courante.
  • L'organisation de l'interface de GIMP est souvent décriée. Celle-ci est de type SDI (Single document interface), c.-à-d. qu'elle se compose de multiples fenêtres contenant les outils et les images. Mais ces fenêtres ne sont pas contenues dans une fenêtre applicative principale, c'est le gestionnaire de fenêtres du système qui s'en charge directement.
    Ce comportement est déroutant pour les utilisateurs de Windows. Car GIMP a avant tout été développé pour Unix, un système où les bureaux virtuels sont courants depuis longtemps. Sous ces systèmes, il suffit de réserver un bureau au GIMP pour ne pas se perdre dans ses fenêtres.
    Tenant compte des nombreuses demandes, la version 2 de The Gimp donne la possibilité de regrouper certaines fenêtres.
    Toutefois, il existe aussi des logiciels pour Windows permettant de créer des bureaux virtuels même s'ils ne sont pas fournis en standard (VirtualWin, Deskman par Miscrosoft lui même, etc.).
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